Ce chantier se situe à la croisée de plusieurs préoccupations chez FAC. Les formations souffrance au travail nourrissent une réflexion transversale sur les questions de travail et de lutte dans l’entreprise. Mais au-delà de la défense des salariés, est-il possible de définir des voies plus offensives de manière à redonner un véritable pouvoir d’agir aux salariés et, plus largement, aux citoyens.
Cette réflexion déborde de la question de la défense des salariés dans l’entreprise en interrogeant les questions de démocratie économique : quels sont les marges de manœuvre économique ? Qui en décide ? Une redistribution du pouvoir de décision économique est-elle possible ? Ce questionnement était vivace dans les années 70 lorsque les valeurs de l’autogestion étaient largement diffusées dans les milieux militants et syndicaux. Sans nostalgie, FAC souhaite contribuer à porter ces débats indispensables pour faire le pont entre les grands débats stratégiques sur les questions macro-économiques et les dimensions très pratiques de la lutte au quotidien. P.-S.
Le mouvement coopératif plonge ses racines dans le XIXème siècle. Charles Fourier a inspiré plusieurs coopératives de production. Au début du XXème siècle, l’économiste Charles Gide se fait le chantre des coopératives de consommation. Source d’expérimentations très riches, la coopération est aussi porteuse de valeurs humaines qui en font un modèle économique subversif par rapport à l’ordre social capitaliste.
Les travaux de Bernard Friot sont mis en débat dans notre association. Bertrand Bony, membre de FAC depuis l’origine, fait partie de l’équipe de réseau salarial créé par Bernard Friot.
Le capitalisme est un système économique qui ne laisse aucune place à la démocratie dans l’entreprise. Les salariés sont placés dans une position d’ignorance sur la situation économique de leurs entreprises et sont tributaires de la gestion patronale. Les syndicats eux-mêmes ne sont-ils pas accommodés d’un partage des rôles, la gestion et les décisions économiques (investissement...) revenant aux patrons, les syndicats se repliant sur la défense des salariés et la lutte pour les salaires ? Nous sommes bien loin de l’ambition affichée par Charles Fourier au début du XIXème siècle : « on devrait, pour (...)
Démocratie dans l’entreprise LE CROM Jean-Pierre, L’introuvable démocratie salariale : le droit de la représentation du personnel dans l’entreprise (1890-2002), Paris, Syllepse, 2003 COUTROT Thomas, Démocratie contre capitalisme, Paris, La Dispute, 2005 LOJKINE Jean, Le tabou de la gestion, Paris, Edition de l’Atelier, 1996
Ce chantier se situe à la croisée de plusieurs préoccupations chez FAC. Les formations souffrance au travail nourrissent une réflexion transversale sur les questions de travail et de lutte dans l’entreprise. Mais au-delà de la défense des salariés, est-il possible de définir des voies plus offensives de manière à redonner un véritable pouvoir d’agir aux salariés et, plus largement, aux citoyens. Cette réflexion déborde de la question de la défense des salariés dans l’entreprise en interrogeant les (...)
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